Réforme
de l’état
Le développement institutionnel AU COEUR DE LA Réforme de l'état
- La faiblesse des administrations publiques constitue l’un des goulots d’étranglement du développement : elles sont chargées de fonctions clés pour le développement de leur secteur, mais elles n’arrivent souvent pas à les assurer de façon satisfaisante, du fait de problèmes d’organisation, de management, de gestion des ressources humaines…
- Parallèlement des évolutions importantes sont en cours, comme la libéralisation, le recentrage du rôle de l’Etat, les processus de décentralisation, le besoin d’une meilleure gouvernance… Ces évolutions appellent une redéfinition du rôle des acteurs et de leurs relations, une nouvelle façon de travailler et de nouveaux profils.
- Dans ce contexte les structures et les agents ont du mal à s’adapter : aux réticences naturelles au changement s’ajoutent des réformes souvent vécues comme imposées de l’extérieur, ainsi qu’une assimilation de celles-ci à des pertes de prérogatives sans bénéfice parallèle. L’administration, objet des réformes, en devient souvent le premier facteur de blocage.
- Le développement institutionnel vise à analyser la capacité d’une institution, identifier les contraintes à son efficacité et élaborer une stratégie de renforcement. Ce travail se mène avec l’équipe de l’institution mais aussi avec les autres acteurs du secteur concerné.
En améliorant durablement la performance, la légitimité et la redevabilité de l’action publique, ces interventions s’inscrivent pleinement dans une logique de réforme de l’État, qui agit à la fois sur les cadres institutionnels, les mécanismes de gouvernance, mais également sur les relations entre l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé et la société civile. La réforme de l’État ne se limite ainsi pas à des ajustements techniques, mais engage des transformations structurelles des modes d’action publique et des équilibres institutionnels. A ce titre, nos interventions intègrent également une dimension essentielle de conduite du changement, visant à accompagner les acteurs dans l’appropriation des réformes, à lever les résistances et à sécuriser leur mise en œuvre dans la durée.
La démarche d'I&D
- Participative, parce que l’adhésion des acteurs est un facteur-clé pour réussir la mise en œuvre des réformes.
- Fonctionnelle, en partant toujours des objectifs de l’institution et surtout des fonctions qu’elle devrait assurer.
- Pragmatique, en descendant jusqu’aux services de terrain, puis en travaillant à des solutions concrètes et adaptées à chaque contexte.
- Rigoureuse, en utilisant des méthodes et outils éprouvés et enrichis au fil des expériences.
- Opérationnelle, avec une attention particulière portée aux modes opératoires et au rythme des réformes à mettre en œuvre.
L'expérience du bureau
- La plupart des missions menées par I&D (cf. références) sont menées selon cette approche, en l’adaptant à chaque contexte, notamment dans sa durée et son mode d’intervention.
- Elle peut se situer en amont (préparation d’un processus de réforme, audit, conception de programmes), en cours de processus (évaluation, réorientation) et se poursuivre durant la mise en œuvre (mise en place d’outils de pilotage, formations, diagnostic de facteurs de blocage…).
Types d’interventions
- Études stratégiques et analyses des politiques publiques
- Interventions sectorielles (appui aux réformes de politiques publiques sectorielles)
- Diagnostics institutionnels et élaboration de stratégies de renforcement (organisation, ressources humaines, mécanismes de financement, gouvernance)
- Conception et évaluation de projets et programmes d’appui institutionnel
- Accompagnement des processus de réforme et conduite du changement
- Modernisation de l’action publique et transformation des administrations : appui à la gestion des ressources humaines (GRH), réformes de la fonction publique, amélioration des pratiques managériales, digitalisation et e-gouvernance, promotion de la transparence, de l’inclusion et de la redevabilité
- Décentralisation et déconcentration (voir section dédiée)
- Appui à la gestion et à la réorganisation des services essentiels de l’État en contexte de crise : redéploiement de l’État et de ses services, adaptation des modalités de délivrance des services publics, évolution des rôles et des modes de coordination entre acteurs (État central, services déconcentrés, collectivités territoriales, acteurs socio-professionnels)
- Appui à l’administration territoriale de l’État