Le 3ème programme indicatif de coopération (PIC III) de la coopération luxembourgeoise avait pour objectif d’appuyer le gouvernement malien dans ses efforts visant à réduire la pauvreté, à travers un appui à la croissance inclusive et durable et à la réduction de l’insécurité alimentaire. Trois programmes bilatéraux concernent les trois secteurs du PIC III, dont (i) le programme MLI/021 pour le développement rural et la sécurité alimentaire et (ii) le programme MLI/022 relatif à la formation et l’insertion professionnelle.
La mise en œuvre opérationnelle de la 1ère extension des programmes MLI/021 et MLI/022 a bien démarré au 1er juillet 2021. Cependant, le second coup d’état de mai 2021 et les sanctions économiques et financières de la CEDEAO qui ont suivi n’ont pas permis une implémentation adéquate et encore moins d’envisager la reprise des échanges avec le gouvernement malien pour la conclusion d’un PIC IV. C’est dans ce contexte de mise en œuvre dégradé que le Luxembourg a décidé de prolonger de 24 mois sa stratégie de transition pour la période 2023-2024. Cette seconde extension des programmes MLI/021 et MLI/022, objet de la formulation, s’inscrit dans la continuité de la 1ère extension, les cadres politique et stratégique sectoriels étant identiques.
L’objectif global de l’addendum est de « poursuivre la coopération entre le Mali et le Luxembourg […] dans ses efforts de développement et d’éradication de la pauvreté, avec la perspective de l’organisation de scrutins locaux et nationaux en 2023 et 2024 ».
Ses objectifs spécifiques visent, entres autres, à :
• l’extension des programmes MLI/021 et MLI/022 dans les régions de Ségou et Sikasso ;
• l’élargissement de la zone d’intervention de ces programmes avec l’ajout de Bamako (centre et périphérie) afin de prendre en compte la nouvelle donne socio-économique et sécuritaire du pays ;
• la création de conditions favorables pour l’adoption d’un nouveau PIC (PIC IV) et la formulation des programmes bilatéraux.
L’élargissement de la zone d’intervention à Bamako et sa périphérie se justifie par la nécessité de donner à des jeunes (homme/femme) en nombre croissant, désœuvrés et vivant dans des conditions de grande précarité, la possibilité de développer leurs compétences et de pouvoir accéder à un emploi décent.
• préparation de la mission sur base de la documentation disponible
• consultation des parties prenantes (malienne et luxembourgeoise), acteurs, bénéficiaires et PTF ;
• élaboration des amendements aux DTF version E selon le format LuxDev, y compris les annexes
Concrètement, pour l’équipe de formulation d’I&D, il s’agissait de :
o Analyser la pertinence du choix des partenaires avec lesquels des Accords de partenariat opérationnel (APO) ont été signés dans le cadre de la première extension et formuler des recommandations quant à la suite à donner à ce partenariat en 2023-2024 ;
o Analyser les parties prenantes de Bamako et ciblage des nouveaux acteurs et bénéficiaires finaux (les jeunes et les femmes),
o Proposer des modalités concrètes et réalistes de mise en œuvre à Bamako tenant compte du délai court de mise en œuvre ;
o Analyse et revoir les cibles actuelles dans les régions de Ségou et de Sikasso tenant compte du budget supplémentaire et de l’extension des programmes en 2023 et 2024 ;
o Formuler des propositions d’amélioration des mécanismes de mise en œuvre sous la maitrise d’ouvrage / responsabilité des régions
o Effectuer une analyse de l’existant et propositions d’actions de renforcement des capacités des collectivités territoriales (régions de Ségou et Sikasso) pour une plus grande appropriation et une mise en œuvre efficace de l’ABSD
o Analyser le dispositif d’assistance technique et proposer des compléments et/ou ajustements tenant compte de l’élargissement de la zone d’intervention du programme à Bamako ;
o Analyser et proposer des d’adaptations dans l’éventualité de la mise en place de nouveaux conseils régionaux après le scrutin électoral local prévu en juin 2023.